Une expérience agricole et “agr-école”

L’agriculture est la base de tout. La base de notre alimentation.

En tant que prof, une visite dans un milieu agricole fait souvent partie du curriculum, du moins, au préscolaire. Les plus populaires? La cueillette de pommes et la visite à la ferme! Des classiques indémodables.

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un fermier et son alpalama
agricole, agriculture
Mon ami Steven et Yolace, son alpalama.

Agriculture, base de la vie dans notre assiette

L’agriculture est la base de tout. La base de notre alimentation. Un peu comme l’éducation qui nourrit le cerveau, le monde agricole, qui nourrit le corps, est un milieu qui manque cruellement de reconnaissance!

Ces travailleurs passionnés ne prennent jamais (ou très peu!) de congés, et ce, pour mettre la nourriture dans notre assiette. Il est temps de leur redonner leurs lettres de noblesse!   

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Défi de novembre: écriture d’un roman

Ce mois-ci, je me lance dans l’écriture d’un roman jeunesse!

Ce mois-ci, je me lance dans l’écriture d’un roman jeunesse!

Déjà la mi-novembre

Oui… Je sais, je sais. Nous sommes déjà la mi-novembre et c’est un peu tard pour annoncer un défi. 

À ma défense, j’ai eu cette idée en octobre, lorsque je voyais que je procrastinais inlassablement sur mon article sur la guérison de la procrastination

Je m’améliore, je m’améliore!

Pourquoi l’écriture?

Simple. 
En octobre, alors que j’étais aux Pays-Bas, j’ai tellement procrastiné à l’idée de créer le parfait article sur mon défi de couture de septembre que ce dernier s’est transformé en idée d’article sur la procrastination… Que j’ai procrastiné sur l’entièreté du mois, évidemment.

C’est durant ce mois d’analyse mentale de «pourquoi suis-je incapable de commencer cet article» que j’ai eu l’idée maléfique de faire du mois de novembre un défi d’écriture. 

Quoi de mieux pour se guérir du blocage de l’écrivain qu’un mois entier dédié à l’écriture d’un roman de 50 000 mots? (HA!) 

NaNoWriMo

Le NaNoWriMo, vous connaissez? C’est le National Novel Writing Month (le mois national de l’écriture d’un roman), un mouvement, mais aussi une société à but non lucratif qui nous encourage et nous aide à devenir plus créatifs.

Ce mouvement a débuté aux États-Unis il y a quelques années, mais il rejoint maintenant des gens des quatre coins du globe.  C’est vraiment inspirant de regarder tous les petits points verts sur la carte du monde. 

Le défi?

Écrire un roman de 50 000 mots, ou plutôt un brouillon de roman, en un mois. (Un petit pet de rien du tout!) La principale règle? Ne pas avoir écrit un seul mot de ce roman avant le 1er novembre. 

Je sais, c’est beaucoup de mots et je ne suis honnêtement pas très avancée… mais je compte écrire au moins 30 000 mots d’ici la fin du mois et vous pouvez suivre ma progression ici, seulement si vous vous inscrivez au NaNoWriMo! (héhéhé…)

Je vous ferai une mise à jour à la fin du mois, pas de panique. Peut-être même dévoilerai-je un extrait! (je me remercie de m’automettre de la pression) 

Sur leur site web, cette association fabuleuse propose des ressources d’écriture GRATUITE et une plateforme pour créer un réseau de soutien par région, afin de nous motiver durant ce mois de création plutôt intense.

Le programme jeunesse

Il existe également une section pour les 17 ans et moins, GRATUITE AUSSI, où les jeunes sont invités à se donner un défi personnel de nombre de mots à atteindre à la fin du mois. 

Ce programme encourage également les bibliothèques, les écoles et les groupes de parents à s’ouvrir une classe pour les jeunes motivés, et honnêtement, je trouve ça tout à fait excitant!

Ça vous tente?   

Le seul défaut 

Leurs ressources sont entièrement en anglais. Par conte, il existe des communautés et des forums francophones, et certaines traduisaient le contenu. Il suffit de chercher! 

Pour la section jeunesse, je n’ai malheureusement pas trouvé ces mêmes forums… ce sera donc notre rôle, chers pédagogues bilingues, de renverser la vapeur! 

J’ai déjà fait la première étape, je me suis ouvert une classe! Woohoo! 

Êtes-vous de la partie

Je sais, cette demande arrive à brule-pourpoint, mais je pense qu’en deux semaines, nous avons le temps de faire aller notre créativité et d’écrire de fabuleuses histoires.
Allez, dites oui! ;o)

Donc, chers parents, enseignants et lecteurs, je vous invite à me rejoindre pour ce grand défi ou d’inscrire vos enfants et vos élèves motivés par l’écriture dans ma Classe Alternative! Voici le mot de passe pour la trouver: SNFUKEZH (le bruit d’un éternuement!?) 

Si le défi vous fait peur ou que l’écriture ne fait pas partie de vos priorités ce mois-ci, on se reprend l’an prochain avec plus de préparation?
Allez, dites oui! ;o) 

3 habitudes indispensables d’un prof zen au quotidien

“Tu as l’air si zen”.

Cette phrase, j’ai la chance de l’entendre souvent, prononcée par mes collègues de travail et certains de mes patrons. En effet, je suis un prof zen. Pourtant, je me ronge les ongles, j’ai besoin de jouer avec un petit objet pour rester concentrée en réunion et il m’arrive même de me mordre l’intérieur des joues lors de moments plus stressants.

Qu’est-ce qui fait que, malgré tout, je ressens et je dégage une certaine zénitude pour les gens qui m’entoure?  

Avant de m’avancer plus en détail, j’aimerais tout d’abord souligner que cet article participe à l’évènement interblogueurs “3 habitudes indispensables pour être zen au quotidien”, du blog Habitudes Zen d’Olivier Roland. Parmi les trois petits rituels dont je vous ferai part, celui de se lever tôt est sans doute le plus difficile pour moi et un article de ce blog m’a franchement aidée à m’améliorer en ce sens. Pour y jeter un coup d’oeil, cliquez ici!

Bon, si nous revenons à nos moutons, voici mes trois astuces afin de rester un prof zen malgré les intempéries de la vie quotidienne.

1. Je médite presque tous les jours

Je médite surtout le matin, afin de mettre de l’ordre dans mes idées et de faire le point sur mon humeur. C’est un petit moment seul, égoïste, avec moi-même que je m’offre. C’est un petit moment de bonheur que je m’accorde le matin, mais aussi lorsque j’ai un moment difficile dans ma journée.

Pourquoi la méditation

J’ai découvert la méditation il y a quelques années, alors que j’enseignais dans une classe qui représentait un gros défi, et depuis je n’ai jamais regardé en arrière.

Je fais un temps d’arrêt pour me concentrer sur ma respiration et juste lâcher prise sur la situation. Je prends le temps de reconnaitre mon émotion négative du moment, puis je fais le choix de passer à autre chose. Ça demande de la pratique, j’en conviens, mais ça fonctionne.

Comment méditer?

position de méditation chat, prof-alternatif

Il n’y a pas de façon absolue. Et je vous rassure, il n’est pas nécessaire de s’asseoir en lotus durant des heures. Méditer, assis sur une chaise, son lit ou un sofa confortable durant 10 minutes, est suffisant et beaucoup plus agréable pour le commun des mortels. Il suffit de fermer les yeux et de compter ses respirations.

Une application géniale

Pour apprendre la méditation, j’ai utilisé religieusement pendant un an l’application Headspace. C’est un programme, malheureusement seulement en anglais, qui propose quelques cours de méditation gratuits, mais aussi des cours payants (17$ par mois ou 126$ par an) que je trouve très complets. De plus, il est possible d’arrêter et de reprendre son abonnement mensuel lorsque désiré.

C’est un peu comme un Netflix de la méditation. J’ai suivi un tas de cours de plusieurs sessions sur la gestion du stress, l’estime de soi, la créativité et le focus. Il y a également une section pour les enfants que ma curiosité de prof zen se doit d’aller explorer de plus près bientôt.   

J’ai tout simplement adoré la section SOS, à utiliser lors de moments de grands stress ou d’émotions déplaisantes qu’on ne sait pas comment gérer. Ces sessions proposent des temps d’arrêt de 3 minutes ainsi que des techniques de respiration et de lâcher-prise que j’utilise encore aujourd’hui.  Voilà pour les éloges!

Méditer en cas de crise

En classe, lors de dures journées où je sens que le prof zen est en train de prendre le bord, je médite aussi durant les pauses. Cependant, il m’est arrivé de m’asseoir par terre et de méditer en plein milieu d’un cours, lors de moments chaotiques.

Effet de surprise assuré pour les élèves.

Après les 3 minutes, je suis de nouveau calme, et eux aussi. (ou en état de choc, hihihi) Je profite habituellement de ce moment pour faire une petite introduction à la méditation et de la gestion des émotions, ce qui est généralement bien accueilli par les élèves.

2.  L’activité physique

Je sais, c’est un grand classique, mais comme tout grand classique, c’est indémodable!  

Je suis une prof zen dans ma tête et dans mon corps! (hihihi!)

Pour le cerveau

Tel qu’expliqué dans cetarticle publié par la Harvard medical school, l’exercice physique, surtout aérobique, change la chimie du cerveau de façon positive.

D’abord, pratiquer une activité demandant un effort cardiovasculaire augmente de façon notable l’endorphine, qui est responsable de la sensation de bien-être et d’optimisme que l’on ressent après l’exercice.

Puis, toujours selon le même article, ce même entrainement de moyen à grande intensité diminue les hormones du stress comme le cortisol et l’adrénaline. Je ne vois donc pas pourquoi on devrait se priver d’un petit 20 minutes de bougeotte quotidienne!

Bouger quand on vit des moments difficiles

Lorsque j’ai divorcé, il y a quelques années, je me suis sérieusement mise en quête de la bonne humeur. J’ai donc fait des recherches sur les meilleures façons de produire de l’endorphine. Durant les mois qui ont suivi ce grand chaos, dès que je me réveillais de mauvais poil, ou pire, triste, je me bottais systématiquement les fesses pour faire 25 minutes de cardio intensif à l’aide d’une vidéo. Et ça marchait. Je réussissais à arriver à l’école avec le sourire et à passer un bon moment avec mes élèves.     

Aujourd’hui, je suis un peu moins intense, même si un bon exercice cardiovasculaire reste mon arme secrète contre les coups de blues.

Afin d’être bien et zen dans mon corps quotidiennement, aller danser une à deux fois par semaine et faire un peu de marche, de nage ou de vélo me suffit. Cependant, je prends le temps, chaque matin, de me réveiller avec au moins un 10 minutes de yoga et d’étirements.

Je vous le conseille!

Et pour les élèves?

Bouger leur fait du bien. J’adore faire quelques minutes d’étirement ou un 20 secondes de course sur place avec eux après un moment de travail ou d’écoute assidus. Ça les rend plus calmes, et moi aussi.

De plus, selon l’étude de Pauline Boegli, publiée en mars 2016, les pauses actives, après 45 minutes decours, augmenteraient la capacité d’attention des élèves ainsi que leur rapidité d’exécution d’une tâche.  

Pour créer facilement vos pauses actives, voici un lien rapide vers le site de Force4 qui fait des vidéos fantastiques pour faire grouiller les élèves et leurs enseignants!  

3. Je me lève tôt

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Enfin, j’essaie. Ce n’est pas facile parce que je suis une couche-tard qui a tendance à être bien productive le soir (surtout quand la date limite d’une tâche importante approche!).

Comment se discipliner et se lever plus tôt?

Personnellement, c’est sur la méthode graduelle que s’est arrêté mon choix. Mettre mon cadran de 5 à 10 minutes plus tôt, puis recommencer au bout de quelques jours lorsque son corps est habitué. C’est une technique simple que j’ai lue dans cet article de Léo Babauta traduit par Olivier Roland, mais que j’ai également retrouvée dans l’excellent livre du Dr Pierre Mayer Dormir: le sommeil raconté.

Comment se coucher plus tôt?

Faire de la dernière heure avant d’aller au lit un rituel agréable dans lequel il sera agréable de se plonger une fois l’heure venue.

Mon rituel personnel consiste à penser dans un premier temps à mon “moi du lendemain“, ensuite à prendre une douche,puis prendre un petit moment pour hydrater ma peau parce que je suis coquette. Finalement, le reste de mon heure d’avant dodo, je me la garde pour de la lecture satisfaisante.

Dans mon cas, c’est idéalement une bande dessinée, un livre philosophique, un récit d’aventures, un bon roman de science-fiction (Bernard Werber, je t’aime) ou le dernier livre de Hubert Reeves (je t’adore, astrophysicien génial et frère de date d’anniversaire!). Rêves grandioses assurés.

Puis, je reprends la technique graduelle et je commence ma routine du dodo de 5 à 10 minutes plustôt chaque semaine.

Personnellement, je trouve que de me coucher plus tôt est beaucoup plus difficile que de me lever plus tôt! Pour vous, est-ce la même chose?    

Pourquoi cela m’aide-t-il à être un prof zen?

Parce que j’ai du temps le matin pour partir la journée du bon pied et pallier aux imprévus qui pourraient subvenir. Ça me donne le temps de faire mon yoga, de méditer, de déjeuner, de lire ou d’écouter un podcast en déjeunant, de ranger un peu de vaisselles propres s’il y en a, de jouer avec mon chat et de passer quelques minutes de plus avec mon amoureux. Rien d’extraordinaire, mais ce petit bonheur matinal c’est juste assez pour arriver en classe la tête claire et prête pour ma super journée de suppléance.

L’importance de la constance

Le plus important, mais sans doute le plus difficile de ces trois habitudes, est la constance. C’est la clé de la réussite pour être un prof zen au quotidien.

Ce qui m’aide, c’est que les effets négatifs de l’arrêt de l’une de ces trois habitudes se font rapidement ressentir.

Si je néglige la méditation, au bout de quelques jours seulement, je me sens plus fatiguée, stressée et je commence à avoir les idées moins claires. Les petits riens de la vie quotidienne m’affectent davantage.    

Si c’est l’activité physique, surtout ma période d’étirement, je recommence à avoir des maux de tête et des douleurs aux genoux, aux hanches et dans le bas du dos. Ces petits inconforts ont tendance à jouer sur ma patience.

Si je touche trop le bouton “snooze”, c’est l’urgence de manquer de temps qui se fait sentir, et qui me suis jusqu’à l’école. J’ai dormi un peu plus, mais je suis moins reposée.

En résumé

Au final, c’est vraiment le combo et la constance de la méditation, l’activité physique et le lever tôt qui font de moi le prof zen que vous croisez dans le corridor.  

Est-ce que ça demande du travail? Oui

Est-ce que le jeu en vaut la chandelle? Absolument!

J’espère sincèrement que ces conseils vous seront utiles et qu’ils vous aideront à devenir des enseignants zen à votre tour. :o)

Vous, chers lecteurs, quelles sont les trois habitudes qui vous aident à rester zen en classe?
(Ou dans votre vie quotidienne avec les enfants?)   

Défi d’octobre, prof de zouk brésilien

Cette image est la représentation de 3 ans et 9 mois de dur labeur.
Avoir l’audace de participer à un cours de prof de Zouk.
Ceux qui me connaissent depuis longtemps savent à quel point je pars toujours avec deux prises de plus que la majorité des gens en ce qui est en lien avec l’activité physique.

DÉFI RÉUSSI, je suis maintenant une prof de zouk

diplome de prof de zouk brésilien, prof-alternatif
Voici le résultat de 3 ans et 9 mois de dur labeur de zouk brésilien.

Cette image est la représentation de 3 ans et 9 mois de dur labeur.
Avoir l’audace de participer à un cours de prof de Zouk.
Ceux qui me connaissent depuis longtemps savent à quel point je pars toujours avec deux prises de plus que la majorité des gens en ce qui concerne l’activité physique. Ce fut le cas avec tous les sports et disciplines que j’ai essayés, en passant par tous les cours d’éducation physique, la gymnastique, le yoga, l’escalade… et plus récemment la danse. 
Bref, ça me prend toujours plus de travail et de technique que la majorité des gens pour arriver au même résultat.

Mon processus d’apprentissage

Voici une petite explication de ce qui se passe sans mon corps et mon cerveau pour exécuter un nouveau mouvement. Je n’arrive pas à juste essayer le mouvement. Je dois comprendre et décortiquer le fameux mouvement puis essayer de l’appliquer dans mon corps.  Maintenant, imaginez cela en danse sociale alors que quelqu’un d’autre doit me faire comprendre un mouvement, ou que je dois faire comprendre à quelqu’un un mouvement avec musicalité et style. HA!
Mais j’y suis arrivée!
Bon ok, je ne prétendrai pas ici être la meilleure danseuse de Zouk brésilien de la planète, ni de mon pays ou de ma région. Bon, peut-être de ma ville parce qu’il n’y a personne qui danse le Zouk brésilien à part moi. (Pour l’instant !) Mais je suis tout de même passée du statut de “Ark, ce n’est pas plaisant danser avec toi, on arrête ça ici!” à “Wow, ce fut une belle danse, merci, on danse la prochaine?”, ce qui n’est pas trop mal!

Pourquoi la danse sociale?

Parce qu’un beau jour, une amie m’a invitée à participer au cours de Zouk brésilien qu’elle enseignait. Je me disais que c’était probablement une sorte de Zumba. 
Erreur.
C’était de la danse sociale.
(Voilà aussi pourquoi j’ai commencé la danse sociale à 27 ans avec le Zouk brésilien et non pas avec quelque chose de plus conventionnel comme la Salsa ou le Swing)

Du Zouk BRÉSILIEN, c’est quoi?

Voici une de mes vidéos préférées de Zouk.

Une petite improvisation de zouk brésilien par Xanty Liberato et Evelyn Magyari.

Vous comprenez le choc de la fille pour qui la coordination et la proximité physique avec les inconnus étaient un défi?
Mais j’ai persévéré!
Et la danse est devenue une passion, une thérapie et un nouveau moyen de créer.

Dans ce premier cours, nous étions deux à ne jamais avoir pris de cours de danse. Tout le monde était si bon et apprenait si vite ! C’était intimidant et frustrant. Après seulement quelques cours, je n’avais honnêtement plus envie de continuer.

Habituellement, j’adore essayer de nouvelles choses, mais ici, le potentiel et la peur de se faire juger étaient beaucoup trop présents. Parce que j’étais si mauvaise!  (Orgueil, quand tu nous tiens!)
Ce qui m’a fait continuer malgré tout? Les excellents profs qui ont su m’inspirer et qui ont cru en mon potentiel d’amélioration. 

Maintenant, la prochaine étape de mon apprentissage me semblait prendre un cours de prof de Zouk brésilien pour faire découvrir cette fabuleuse danse dans ma petite ville de résidence. Rien de moins.
Et c’est à ce moment que j’ai commencé à ressentir le syndrome de l’imposteur.

Pourquoi ce cours AUX Pays-Bas et non pas au BRÉSIL?

bracelet du Dutch congress, prof de zouk brésilien

Parce que lors de mon congrès de danse préféré, le Canada Zouk Congress, on m’a invitée à participer au cours de prof de danse au Dutch Zouk Congress, aux Pays-Bas, et qu’on m’a convaincue.
Ce congrès fait venir directement du Brésil rien de moins que les fondateurs du Zouk brésilien, dont nous avons encore la chance d’avoir parmi nous. 

Ici, je vous partage mon petit journal que j’ai écrit lors des premières journées de cette formation intensive :

1er jour

Well… bon comment se sentir en plein…. En plein… Syndrome de l’imposteur lol!

Je suis à la fois très heureuse d’être là et terrifiée.

Tout le monde autour de moi semble être professeur depuis déjà quelques années ou de danser depuis beaucoup plus longtemps que 3 ans .

Seigneur.

Mais bon, on va le faire quand même… N’est-ce pas mon chou?

Renata et Jorge t’ont salué, je veux dire, ce n’est pas rien, tu es presque une big time maintenant (Pffffff! HA!)

Ton atout ici est que tu es une excellente pédagogue depuis 8 ans.

De plus, tu as commencé la danse depuis peu, donc, en théorie, tu te souviens de tes bases.

Bon ça commence! (AAAAARRRGH!)

Bon, finalement, le 1er jour est terminé et ce n’est pas si mal. Mis à part le fait que mon pas de base, que je travaille depuis 3 ans et demi, est tout faux lol… et qu’il vient de la samba… seigneur! On a du pain sur la planche.

Apprentissage vedette de la journée :
“Don’t give un on your worst student. They believe in you. And will make you grow as a teacher”
N’abandonnez pas vos pires élèves. Ils croient en vous. Et ils vous feront grandir en tant que professeur.

2e jour

Génial, je suis arrivée 30 minutes trop tôt en croyant être en retard. J’ai bien ri de moi. Dire que j’aurais pu passer plus de temps avec mon oreiller. Car, pour ceux qui ne connaissent pas l’univers de la danse, eh bien, l’horaire d’un congrès ressemble à ceci :

Cours intenses, de 12h00 à 21h00, avec seulement quelques pauses ici et là, totalisant environ 1h30. Puis, un party ou une soirée sociale ou un moment de rituel, comme dirait un de mes super profs, de 22h00 à 3h00 du matin. Et ce rythme, durant 4 jours intensifs pour ma formation de prof, mais 13 jours en tout pour l’entièreté de ce congrès. C’est un gros marathon où il faut savoir se préserver et garder de l’énergie tout au long de la journée. Mon truc? Un très bon mélange de bonnes bouffes et de petites siestes agrémentées d’un peu de méditation et de beaucoup d’étirements.

Au moins je profite un peu du soleil le temps que les cours commencent.

5e jour

Renata Pecanha, Jorge Peres, prof-alternatif, prof de zouk brésilien
Le sourire du conquérant. Avec Renata Pecanha et Jorge Perez.

Bon ça y est! Après la cérémonie officielle, j’ai obtenu mon certificat de participation avec la signature de tous les profs. Joli trophée dont je ne suis pas peu fière!
Après plus de 25h de cours intensifs et 25h de party de danse en 4 jours… Yep.

J’ai survécu.

J’ai réussi.

Je suis encore fatiguée et courbaturée, hihihi! Mais ce fut plaisant. J’ai rencontré des gens venant des 4 coins de la planète et partageant ma passion pour le zouk brésilien. J’ai eu la chance de danser avec le papa du Zouk brésilien lors d’une soirée! Merci, Jaime 🙂

J’ai appris tant de choses… dont de nouvelles variations des pas de base, et le fait que les Pays-Bas sont le second pays d’implantation de cette danse. J’ai aussi pu constater que j’ai eu la chance d’apprendre à danser avec de fantastiques profs, qui ont appris des meilleurs et qui n’ont pas abandonné leur pire élève de la session! Je leur en serai éternellement reconnaissante.

J’ai profité également du fait que nous avons encore la chance de prendre des cours avec les fondateurs du Zouk.

C’est oui.

Il ne me reste qu’à retranscrire toutes ces notes que j’ai prises sur papier et en vidéo!

Session de zouk dans ma ville?

Pourquoi pas? Je vais commencer par convertir certains danseurs de swing curieux de ce que je danse, puis je proposerai des ateliers, puis peut-être une session pour débutant à l’automne prochain.   

Ce que je peux en tirer comme EXPÉRIENCE personnelle et pour mes ÉLÈVES

Finalement je retire de cette expérience une belle histoire de persévérance à raconter à mes élèves. Je vous invite à faire de même. Partager vos nouvelles expériences de vie et vos passions avec vos cocos. Nous avons tous des intérêts différents et c’est une richesse incroyable pour eux.  Vous avez aussi le droit de leur dire que certains domaines sont difficiles pour vous, ça nous rend plus humains.

Les enfants sont continuellement confrontés à de nouvelles expériences et sont amenés à sortir de leur zone de confort beaucoup plus souvent que les adultes. Réaliser un défi comme celui-ci m’a fait revivre ces moments de vulnérabilité et d’apprentissage qui sont le quotidien des élèves.
Sortir de sa zone de confort, ça nous fait du bien aussi les adultes. Ça nous fait grandir. Je suis d’avis que tout bon prof devrait se sortir de son petit domaine de bien-être de temps en temps, d’où mon défi de 12 mois.

Parce que ça nous rappelle l’importance de la persévérance et de la pratique, surtout quand c’est difficile. Parce que l’on retire du plaisir lorsqu’on finit par s’améliorer. 
Parce qu’on réapprend la ténacité de l’essai et de l’erreur jusqu’à la réussite.
En tant que prof, j’en retire aussi la sagesse de ne jamais abandonner ses pires élèves.

Alors, chers collègues, comment sortirez-vous de votre zone de confort ce mois-ci?

Comment guérir sa procrastination?

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La honte de la procrastination

Quand on cède à sa kryptonite

Vivre sa procrastination au quotidien

Fin septembre….non maintenant début octobre… maintenant fin octobre… finalement début novembre (il faut bien avoir procrastiné un peu cet article!)… et toujours pas de nouvelles de mon défi sur la couture? Oui, vous l’aurez deviné, j’ai cédé à la tentation, à la procrastination. Pourquoi? Parce que la gratification instantanée fût plus importante dans mon petit cerveau. Cette fille a besoin de guérir sa procrastination.

Ça m’intéresse!