Défi d’octobre, prof de zouk brésilien

Cette image est la représentation de 3 ans et 9 mois de dur labeur.
Avoir l’audace de participer à un cours de prof de Zouk.
Ceux qui me connaissent depuis longtemps savent à quel point je pars toujours avec deux prises de plus que la majorité des gens en ce qui est en lien avec l’activité physique.

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DÉFI RÉUSSI, je suis maintenant une prof de zouk

diplome de prof de zouk brésilien, prof-alternatif
Voici le résultat de 3 ans et 9 mois de dur labeur de zouk brésilien.

Cette image est la représentation de 3 ans et 9 mois de dur labeur.
Avoir l’audace de participer à un cours de prof de Zouk.
Ceux qui me connaissent depuis longtemps savent à quel point je pars toujours avec deux prises de plus que la majorité des gens en ce qui concerne l’activité physique. Ce fut le cas avec tous les sports et disciplines que j’ai essayés, en passant par tous les cours d’éducation physique, la gymnastique, le yoga, l’escalade… et plus récemment la danse. 
Bref, ça me prend toujours plus de travail et de technique que la majorité des gens pour arriver au même résultat.

Mon processus d’apprentissage

Voici une petite explication de ce qui se passe sans mon corps et mon cerveau pour exécuter un nouveau mouvement. Je n’arrive pas à juste essayer le mouvement. Je dois comprendre et décortiquer le fameux mouvement puis essayer de l’appliquer dans mon corps.  Maintenant, imaginez cela en danse sociale alors que quelqu’un d’autre doit me faire comprendre un mouvement, ou que je dois faire comprendre à quelqu’un un mouvement avec musicalité et style. HA!
Mais j’y suis arrivée!
Bon ok, je ne prétendrai pas ici être la meilleure danseuse de Zouk brésilien de la planète, ni de mon pays ou de ma région. Bon, peut-être de ma ville parce qu’il n’y a personne qui danse le Zouk brésilien à part moi. (Pour l’instant !) Mais je suis tout de même passée du statut de “Ark, ce n’est pas plaisant danser avec toi, on arrête ça ici!” à “Wow, ce fut une belle danse, merci, on danse la prochaine?”, ce qui n’est pas trop mal!

Pourquoi la danse sociale?

Parce qu’un beau jour, une amie m’a invitée à participer au cours de Zouk brésilien qu’elle enseignait. Je me disais que c’était probablement une sorte de Zumba. 
Erreur.
C’était de la danse sociale.
(Voilà aussi pourquoi j’ai commencé la danse sociale à 27 ans avec le Zouk brésilien et non pas avec quelque chose de plus conventionnel comme la Salsa ou le Swing)

Du Zouk BRÉSILIEN, c’est quoi?

Voici une de mes vidéos préférées de Zouk.

Une petite improvisation de zouk brésilien par Xanty Liberato et Evelyn Magyari.

Vous comprenez le choc de la fille pour qui la coordination et la proximité physique avec les inconnus étaient un défi?
Mais j’ai persévéré!
Et la danse est devenue une passion, une thérapie et un nouveau moyen de créer.

Dans ce premier cours, nous étions deux à ne jamais avoir pris de cours de danse. Tout le monde était si bon et apprenait si vite ! C’était intimidant et frustrant. Après seulement quelques cours, je n’avais honnêtement plus envie de continuer.

Habituellement, j’adore essayer de nouvelles choses, mais ici, le potentiel et la peur de se faire juger étaient beaucoup trop présents. Parce que j’étais si mauvaise!  (Orgueil, quand tu nous tiens!)
Ce qui m’a fait continuer malgré tout? Les excellents profs qui ont su m’inspirer et qui ont cru en mon potentiel d’amélioration. 

Maintenant, la prochaine étape de mon apprentissage me semblait prendre un cours de prof de Zouk brésilien pour faire découvrir cette fabuleuse danse dans ma petite ville de résidence. Rien de moins.
Et c’est à ce moment que j’ai commencé à ressentir le syndrome de l’imposteur.

Pourquoi ce cours AUX Pays-Bas et non pas au BRÉSIL?

bracelet du Dutch congress, prof de zouk brésilien

Parce que lors de mon congrès de danse préféré, le Canada Zouk Congress, on m’a invitée à participer au cours de prof de danse au Dutch Zouk Congress, aux Pays-Bas, et qu’on m’a convaincue.
Ce congrès fait venir directement du Brésil rien de moins que les fondateurs du Zouk brésilien, dont nous avons encore la chance d’avoir parmi nous. 

Ici, je vous partage mon petit journal que j’ai écrit lors des premières journées de cette formation intensive :

1er jour

Well… bon comment se sentir en plein…. En plein… Syndrome de l’imposteur lol!

Je suis à la fois très heureuse d’être là et terrifiée.

Tout le monde autour de moi semble être professeur depuis déjà quelques années ou de danser depuis beaucoup plus longtemps que 3 ans .

Seigneur.

Mais bon, on va le faire quand même… N’est-ce pas mon chou?

Renata et Jorge t’ont salué, je veux dire, ce n’est pas rien, tu es presque une big time maintenant (Pffffff! HA!)

Ton atout ici est que tu es une excellente pédagogue depuis 8 ans.

De plus, tu as commencé la danse depuis peu, donc, en théorie, tu te souviens de tes bases.

Bon ça commence! (AAAAARRRGH!)

Bon, finalement, le 1er jour est terminé et ce n’est pas si mal. Mis à part le fait que mon pas de base, que je travaille depuis 3 ans et demi, est tout faux lol… et qu’il vient de la samba… seigneur! On a du pain sur la planche.

Apprentissage vedette de la journée :
“Don’t give un on your worst student. They believe in you. And will make you grow as a teacher”
N’abandonnez pas vos pires élèves. Ils croient en vous. Et ils vous feront grandir en tant que professeur.

2e jour

Génial, je suis arrivée 30 minutes trop tôt en croyant être en retard. J’ai bien ri de moi. Dire que j’aurais pu passer plus de temps avec mon oreiller. Car, pour ceux qui ne connaissent pas l’univers de la danse, eh bien, l’horaire d’un congrès ressemble à ceci :

Cours intenses, de 12h00 à 21h00, avec seulement quelques pauses ici et là, totalisant environ 1h30. Puis, un party ou une soirée sociale ou un moment de rituel, comme dirait un de mes super profs, de 22h00 à 3h00 du matin. Et ce rythme, durant 4 jours intensifs pour ma formation de prof, mais 13 jours en tout pour l’entièreté de ce congrès. C’est un gros marathon où il faut savoir se préserver et garder de l’énergie tout au long de la journée. Mon truc? Un très bon mélange de bonnes bouffes et de petites siestes agrémentées d’un peu de méditation et de beaucoup d’étirements.

Au moins je profite un peu du soleil le temps que les cours commencent.

5e jour

Renata Pecanha, Jorge Peres, prof-alternatif, prof de zouk brésilien
Le sourire du conquérant. Avec Renata Pecanha et Jorge Perez.

Bon ça y est! Après la cérémonie officielle, j’ai obtenu mon certificat de participation avec la signature de tous les profs. Joli trophée dont je ne suis pas peu fière!
Après plus de 25h de cours intensifs et 25h de party de danse en 4 jours… Yep.

J’ai survécu.

J’ai réussi.

Je suis encore fatiguée et courbaturée, hihihi! Mais ce fut plaisant. J’ai rencontré des gens venant des 4 coins de la planète et partageant ma passion pour le zouk brésilien. J’ai eu la chance de danser avec le papa du Zouk brésilien lors d’une soirée! Merci, Jaime 🙂

J’ai appris tant de choses… dont de nouvelles variations des pas de base, et le fait que les Pays-Bas sont le second pays d’implantation de cette danse. J’ai aussi pu constater que j’ai eu la chance d’apprendre à danser avec de fantastiques profs, qui ont appris des meilleurs et qui n’ont pas abandonné leur pire élève de la session! Je leur en serai éternellement reconnaissante.

J’ai profité également du fait que nous avons encore la chance de prendre des cours avec les fondateurs du Zouk.

C’est oui.

Il ne me reste qu’à retranscrire toutes ces notes que j’ai prises sur papier et en vidéo!

Session de zouk dans ma ville?

Pourquoi pas? Je vais commencer par convertir certains danseurs de swing curieux de ce que je danse, puis je proposerai des ateliers, puis peut-être une session pour débutant à l’automne prochain.   

Ce que je peux en tirer comme EXPÉRIENCE personnelle et pour mes ÉLÈVES

Finalement je retire de cette expérience une belle histoire de persévérance à raconter à mes élèves. Je vous invite à faire de même. Partager vos nouvelles expériences de vie et vos passions avec vos cocos. Nous avons tous des intérêts différents et c’est une richesse incroyable pour eux.  Vous avez aussi le droit de leur dire que certains domaines sont difficiles pour vous, ça nous rend plus humains.

Les enfants sont continuellement confrontés à de nouvelles expériences et sont amenés à sortir de leur zone de confort beaucoup plus souvent que les adultes. Réaliser un défi comme celui-ci m’a fait revivre ces moments de vulnérabilité et d’apprentissage qui sont le quotidien des élèves.
Sortir de sa zone de confort, ça nous fait du bien aussi les adultes. Ça nous fait grandir. Je suis d’avis que tout bon prof devrait se sortir de son petit domaine de bien-être de temps en temps, d’où mon défi de 12 mois.

Parce que ça nous rappelle l’importance de la persévérance et de la pratique, surtout quand c’est difficile. Parce que l’on retire du plaisir lorsqu’on finit par s’améliorer. 
Parce qu’on réapprend la ténacité de l’essai et de l’erreur jusqu’à la réussite.
En tant que prof, j’en retire aussi la sagesse de ne jamais abandonner ses pires élèves.

Alors, chers collègues, comment sortirez-vous de votre zone de confort ce mois-ci?

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