Une expérience agricole et “agr-école”

L’agriculture est la base de tout. La base de notre alimentation.

En tant que prof, une visite dans un milieu agricole fait souvent partie du curriculum, du moins, au préscolaire. Les plus populaires? La cueillette de pommes et la visite à la ferme! Des classiques indémodables.

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un fermier et son alpalama
agricole, agriculture
Mon ami Steven et Yolace, son alpalama.

Agriculture, base de la vie dans notre assiette

L’agriculture est la base de tout. La base de notre alimentation. Un peu comme l’éducation qui nourrit le cerveau, le monde agricole, qui nourrit le corps, est un milieu qui manque cruellement de reconnaissance!

Ces travailleurs passionnés ne prennent jamais (ou très peu!) de congés, et ce, pour mettre la nourriture dans notre assiette. Il est temps de leur redonner leurs lettres de noblesse!   

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Défi de novembre: écriture d’un roman

Ce mois-ci, je me lance dans l’écriture d’un roman jeunesse!

Ce mois-ci, je me lance dans l’écriture d’un roman jeunesse!

Déjà la mi-novembre

Oui… Je sais, je sais. Nous sommes déjà la mi-novembre et c’est un peu tard pour annoncer un défi. 

À ma défense, j’ai eu cette idée en octobre, lorsque je voyais que je procrastinais inlassablement sur mon article sur la guérison de la procrastination

Je m’améliore, je m’améliore!

Pourquoi l’écriture?

Simple. 
En octobre, alors que j’étais aux Pays-Bas, j’ai tellement procrastiné à l’idée de créer le parfait article sur mon défi de couture de septembre que ce dernier s’est transformé en idée d’article sur la procrastination… Que j’ai procrastiné sur l’entièreté du mois, évidemment.

C’est durant ce mois d’analyse mentale de «pourquoi suis-je incapable de commencer cet article» que j’ai eu l’idée maléfique de faire du mois de novembre un défi d’écriture. 

Quoi de mieux pour se guérir du blocage de l’écrivain qu’un mois entier dédié à l’écriture d’un roman de 50 000 mots? (HA!) 

NaNoWriMo

Le NaNoWriMo, vous connaissez? C’est le National Novel Writing Month (le mois national de l’écriture d’un roman), un mouvement, mais aussi une société à but non lucratif qui nous encourage et nous aide à devenir plus créatifs.

Ce mouvement a débuté aux États-Unis il y a quelques années, mais il rejoint maintenant des gens des quatre coins du globe.  C’est vraiment inspirant de regarder tous les petits points verts sur la carte du monde. 

Le défi?

Écrire un roman de 50 000 mots, ou plutôt un brouillon de roman, en un mois. (Un petit pet de rien du tout!) La principale règle? Ne pas avoir écrit un seul mot de ce roman avant le 1er novembre. 

Je sais, c’est beaucoup de mots et je ne suis honnêtement pas très avancée… mais je compte écrire au moins 30 000 mots d’ici la fin du mois et vous pouvez suivre ma progression ici, seulement si vous vous inscrivez au NaNoWriMo! (héhéhé…)

Je vous ferai une mise à jour à la fin du mois, pas de panique. Peut-être même dévoilerai-je un extrait! (je me remercie de m’automettre de la pression) 

Sur leur site web, cette association fabuleuse propose des ressources d’écriture GRATUITE et une plateforme pour créer un réseau de soutien par région, afin de nous motiver durant ce mois de création plutôt intense.

Le programme jeunesse

Il existe également une section pour les 17 ans et moins, GRATUITE AUSSI, où les jeunes sont invités à se donner un défi personnel de nombre de mots à atteindre à la fin du mois. 

Ce programme encourage également les bibliothèques, les écoles et les groupes de parents à s’ouvrir une classe pour les jeunes motivés, et honnêtement, je trouve ça tout à fait excitant!

Ça vous tente?   

Le seul défaut 

Leurs ressources sont entièrement en anglais. Par conte, il existe des communautés et des forums francophones, et certaines traduisaient le contenu. Il suffit de chercher! 

Pour la section jeunesse, je n’ai malheureusement pas trouvé ces mêmes forums… ce sera donc notre rôle, chers pédagogues bilingues, de renverser la vapeur! 

J’ai déjà fait la première étape, je me suis ouvert une classe! Woohoo! 

Êtes-vous de la partie

Je sais, cette demande arrive à brule-pourpoint, mais je pense qu’en deux semaines, nous avons le temps de faire aller notre créativité et d’écrire de fabuleuses histoires.
Allez, dites oui! ;o)

Donc, chers parents, enseignants et lecteurs, je vous invite à me rejoindre pour ce grand défi ou d’inscrire vos enfants et vos élèves motivés par l’écriture dans ma Classe Alternative! Voici le mot de passe pour la trouver: SNFUKEZH (le bruit d’un éternuement!?) 

Si le défi vous fait peur ou que l’écriture ne fait pas partie de vos priorités ce mois-ci, on se reprend l’an prochain avec plus de préparation?
Allez, dites oui! ;o) 

3 habitudes indispensables d’un prof zen au quotidien

“Tu as l’air si zen”.

Cette phrase, j’ai la chance de l’entendre souvent, prononcée par mes collègues de travail et certains de mes patrons. En effet, je suis un prof zen. Pourtant, je me ronge les ongles, j’ai besoin de jouer avec un petit objet pour rester concentrée en réunion et il m’arrive même de me mordre l’intérieur des joues lors de moments plus stressants.

Qu’est-ce qui fait que, malgré tout, je ressens et je dégage une certaine zénitude pour les gens qui m’entoure?  

Avant de m’avancer plus en détail, j’aimerais tout d’abord souligner que cet article participe à l’évènement interblogueurs “3 habitudes indispensables pour être zen au quotidien”, du blog Habitudes Zen d’Olivier Roland. Parmi les trois petits rituels dont je vous ferai part, celui de se lever tôt est sans doute le plus difficile pour moi et un article de ce blog m’a franchement aidée à m’améliorer en ce sens. Pour y jeter un coup d’oeil, cliquez ici!

Bon, si nous revenons à nos moutons, voici mes trois astuces afin de rester un prof zen malgré les intempéries de la vie quotidienne.

1. Je médite presque tous les jours

Je médite surtout le matin, afin de mettre de l’ordre dans mes idées et de faire le point sur mon humeur. C’est un petit moment seul, égoïste, avec moi-même que je m’offre. C’est un petit moment de bonheur que je m’accorde le matin, mais aussi lorsque j’ai un moment difficile dans ma journée.

Pourquoi la méditation

J’ai découvert la méditation il y a quelques années, alors que j’enseignais dans une classe qui représentait un gros défi, et depuis je n’ai jamais regardé en arrière.

Je fais un temps d’arrêt pour me concentrer sur ma respiration et juste lâcher prise sur la situation. Je prends le temps de reconnaitre mon émotion négative du moment, puis je fais le choix de passer à autre chose. Ça demande de la pratique, j’en conviens, mais ça fonctionne.

Comment méditer?

position de méditation chat, prof-alternatif

Il n’y a pas de façon absolue. Et je vous rassure, il n’est pas nécessaire de s’asseoir en lotus durant des heures. Méditer, assis sur une chaise, son lit ou un sofa confortable durant 10 minutes, est suffisant et beaucoup plus agréable pour le commun des mortels. Il suffit de fermer les yeux et de compter ses respirations.

Une application géniale

Pour apprendre la méditation, j’ai utilisé religieusement pendant un an l’application Headspace. C’est un programme, malheureusement seulement en anglais, qui propose quelques cours de méditation gratuits, mais aussi des cours payants (17$ par mois ou 126$ par an) que je trouve très complets. De plus, il est possible d’arrêter et de reprendre son abonnement mensuel lorsque désiré.

C’est un peu comme un Netflix de la méditation. J’ai suivi un tas de cours de plusieurs sessions sur la gestion du stress, l’estime de soi, la créativité et le focus. Il y a également une section pour les enfants que ma curiosité de prof zen se doit d’aller explorer de plus près bientôt.   

J’ai tout simplement adoré la section SOS, à utiliser lors de moments de grands stress ou d’émotions déplaisantes qu’on ne sait pas comment gérer. Ces sessions proposent des temps d’arrêt de 3 minutes ainsi que des techniques de respiration et de lâcher-prise que j’utilise encore aujourd’hui.  Voilà pour les éloges!

Méditer en cas de crise

En classe, lors de dures journées où je sens que le prof zen est en train de prendre le bord, je médite aussi durant les pauses. Cependant, il m’est arrivé de m’asseoir par terre et de méditer en plein milieu d’un cours, lors de moments chaotiques.

Effet de surprise assuré pour les élèves.

Après les 3 minutes, je suis de nouveau calme, et eux aussi. (ou en état de choc, hihihi) Je profite habituellement de ce moment pour faire une petite introduction à la méditation et de la gestion des émotions, ce qui est généralement bien accueilli par les élèves.

2.  L’activité physique

Je sais, c’est un grand classique, mais comme tout grand classique, c’est indémodable!  

Je suis une prof zen dans ma tête et dans mon corps! (hihihi!)

Pour le cerveau

Tel qu’expliqué dans cetarticle publié par la Harvard medical school, l’exercice physique, surtout aérobique, change la chimie du cerveau de façon positive.

D’abord, pratiquer une activité demandant un effort cardiovasculaire augmente de façon notable l’endorphine, qui est responsable de la sensation de bien-être et d’optimisme que l’on ressent après l’exercice.

Puis, toujours selon le même article, ce même entrainement de moyen à grande intensité diminue les hormones du stress comme le cortisol et l’adrénaline. Je ne vois donc pas pourquoi on devrait se priver d’un petit 20 minutes de bougeotte quotidienne!

Bouger quand on vit des moments difficiles

Lorsque j’ai divorcé, il y a quelques années, je me suis sérieusement mise en quête de la bonne humeur. J’ai donc fait des recherches sur les meilleures façons de produire de l’endorphine. Durant les mois qui ont suivi ce grand chaos, dès que je me réveillais de mauvais poil, ou pire, triste, je me bottais systématiquement les fesses pour faire 25 minutes de cardio intensif à l’aide d’une vidéo. Et ça marchait. Je réussissais à arriver à l’école avec le sourire et à passer un bon moment avec mes élèves.     

Aujourd’hui, je suis un peu moins intense, même si un bon exercice cardiovasculaire reste mon arme secrète contre les coups de blues.

Afin d’être bien et zen dans mon corps quotidiennement, aller danser une à deux fois par semaine et faire un peu de marche, de nage ou de vélo me suffit. Cependant, je prends le temps, chaque matin, de me réveiller avec au moins un 10 minutes de yoga et d’étirements.

Je vous le conseille!

Et pour les élèves?

Bouger leur fait du bien. J’adore faire quelques minutes d’étirement ou un 20 secondes de course sur place avec eux après un moment de travail ou d’écoute assidus. Ça les rend plus calmes, et moi aussi.

De plus, selon l’étude de Pauline Boegli, publiée en mars 2016, les pauses actives, après 45 minutes decours, augmenteraient la capacité d’attention des élèves ainsi que leur rapidité d’exécution d’une tâche.  

Pour créer facilement vos pauses actives, voici un lien rapide vers le site de Force4 qui fait des vidéos fantastiques pour faire grouiller les élèves et leurs enseignants!  

3. Je me lève tôt

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Enfin, j’essaie. Ce n’est pas facile parce que je suis une couche-tard qui a tendance à être bien productive le soir (surtout quand la date limite d’une tâche importante approche!).

Comment se discipliner et se lever plus tôt?

Personnellement, c’est sur la méthode graduelle que s’est arrêté mon choix. Mettre mon cadran de 5 à 10 minutes plus tôt, puis recommencer au bout de quelques jours lorsque son corps est habitué. C’est une technique simple que j’ai lue dans cet article de Léo Babauta traduit par Olivier Roland, mais que j’ai également retrouvée dans l’excellent livre du Dr Pierre Mayer Dormir: le sommeil raconté.

Comment se coucher plus tôt?

Faire de la dernière heure avant d’aller au lit un rituel agréable dans lequel il sera agréable de se plonger une fois l’heure venue.

Mon rituel personnel consiste à penser dans un premier temps à mon “moi du lendemain“, ensuite à prendre une douche,puis prendre un petit moment pour hydrater ma peau parce que je suis coquette. Finalement, le reste de mon heure d’avant dodo, je me la garde pour de la lecture satisfaisante.

Dans mon cas, c’est idéalement une bande dessinée, un livre philosophique, un récit d’aventures, un bon roman de science-fiction (Bernard Werber, je t’aime) ou le dernier livre de Hubert Reeves (je t’adore, astrophysicien génial et frère de date d’anniversaire!). Rêves grandioses assurés.

Puis, je reprends la technique graduelle et je commence ma routine du dodo de 5 à 10 minutes plustôt chaque semaine.

Personnellement, je trouve que de me coucher plus tôt est beaucoup plus difficile que de me lever plus tôt! Pour vous, est-ce la même chose?    

Pourquoi cela m’aide-t-il à être un prof zen?

Parce que j’ai du temps le matin pour partir la journée du bon pied et pallier aux imprévus qui pourraient subvenir. Ça me donne le temps de faire mon yoga, de méditer, de déjeuner, de lire ou d’écouter un podcast en déjeunant, de ranger un peu de vaisselles propres s’il y en a, de jouer avec mon chat et de passer quelques minutes de plus avec mon amoureux. Rien d’extraordinaire, mais ce petit bonheur matinal c’est juste assez pour arriver en classe la tête claire et prête pour ma super journée de suppléance.

L’importance de la constance

Le plus important, mais sans doute le plus difficile de ces trois habitudes, est la constance. C’est la clé de la réussite pour être un prof zen au quotidien.

Ce qui m’aide, c’est que les effets négatifs de l’arrêt de l’une de ces trois habitudes se font rapidement ressentir.

Si je néglige la méditation, au bout de quelques jours seulement, je me sens plus fatiguée, stressée et je commence à avoir les idées moins claires. Les petits riens de la vie quotidienne m’affectent davantage.    

Si c’est l’activité physique, surtout ma période d’étirement, je recommence à avoir des maux de tête et des douleurs aux genoux, aux hanches et dans le bas du dos. Ces petits inconforts ont tendance à jouer sur ma patience.

Si je touche trop le bouton “snooze”, c’est l’urgence de manquer de temps qui se fait sentir, et qui me suis jusqu’à l’école. J’ai dormi un peu plus, mais je suis moins reposée.

En résumé

Au final, c’est vraiment le combo et la constance de la méditation, l’activité physique et le lever tôt qui font de moi le prof zen que vous croisez dans le corridor.  

Est-ce que ça demande du travail? Oui

Est-ce que le jeu en vaut la chandelle? Absolument!

J’espère sincèrement que ces conseils vous seront utiles et qu’ils vous aideront à devenir des enseignants zen à votre tour. :o)

Vous, chers lecteurs, quelles sont les trois habitudes qui vous aident à rester zen en classe?
(Ou dans votre vie quotidienne avec les enfants?)