Comment apprendre à jongler

balles de jonglerie, apprendre à jongler prof-alternatif

Pourquoi la jonglerie?

Apprendre à jongler…
Je suis clown.
Je fais de la magie, du maquillage, des ballons, des acrobaties, des blagues… mais je ne jongle pas. Du moins, je ne jonglais pas!
Gênant pour un clown il parait :oP

Apprendre à jongler ne fut pas une mince affaire, mais après de nombreuses heures de pratique, je peux dire que c’est un défi relevé.

D’où vient l’idée?

Lors d’un souper de Noël avec la famille, je discutais de mes nombreux projets, dont celui de mon défi d’apprentissage, avec mon oncle Richard. Évidemment, le sujet du clown est survenu, car tous ceux que je connais pensent que je suis en train de créer un site internet de clown (Ha!).

Il m’a donc suggéré la jonglerie. Étant lui-même un bon jongleur, j’ai bénificié de quelques trucs et c’est ainsi que l’idée a fait son chemin.

Comment apprendre à jongler?

Étape 1 – Trouver des balles, ou s’en confectionner

C’est en effet la base.

Mon oncle m’a suggéré de m’en trouver qui ont un certain poids. Le plus important est qu’elles ne roulent pas, ou peu. (Meilleur conseil de la vie, tu les échapperas souvent!)

Pour construire les miennes, j’ai commencé par remplir des ballons avec du riz… grave erreur. Elles ont toutes éclaté durant la même soirée! (HA!)
Ensuite, j’ai utilisé de petits sacs à dés noirs remplis du même riz. Cela a fonctionné plutôt bien, mais au courant du mois, j’ai remarqué que le tissu des sacs commençait à être fatigué. J’ai donc finalement cousu une housse colorée autour des sacs noirs pour donner les balles que vous pouvez apercevoir sur la photo plus haut.

Étape 2 – Se trouver des tutoriels

Selon Josh Kaufman, un junky de l’apprentissage, il faut aller chercher de l’information et des outils concrets afin d’être autonome le plus rapidement possible lors des pratiques.

Si tu souhaites suivre la méthode de Josh Kauffman sur l’apprentissage rapide d’une nouvelle compétence, je t’invite à lire son livre The first 20 hours sous le format de votre choix. Personnellement, j’ai l’audiobook, c’est lui-même qui lit! (Oui, c’est un lien affilié, je fais donc un peu de sous si vous vous procurez ce livre via ce lien). Son seul défaut est qu’il n’est pas encore traduit en français.
Je vous invite aussi à visionner son excellente conférence TED dont je parle dans cet article:
Clique ici voyageur, si tu veux apprendre n’importe quoi en 20h!

Bref, mon option la plus rapide était les tutoriels YouTube et je suis tombée sur deux excellents, et en français en plus! Woot woot!

Je me suis beaucoup inspirée des exercices de Jean-Manu lors de mon apprentissage. Ils étaient faciles à suivre théoriquement et juste assez challengeant!

En ce qui concerne Thonin, j’avoue que le ralenti du vidéo a été bien aidant, ainsi que tous les détails techniques. Mais pour arriver à jongler à trois balles, c’est vraiment la technique de Jean-Manu qui a fonctionné pour moi.

Étape 3 – La pratique

Il n’y a pas de secret… c’est la pratique et la pratique et encore de la pratique.

Cher apprenti, pour apprendre à jongler, arme-toi et tes voisins du dessous de patience. Tout le monde en aura besoin

J’ai commencé à explorer ce que je pouvais faire à une balle, puis je suis passée à deux. Plutôt rapidement. Cependant, à chaque pratique, je prenais le temps de retravailler les exercices à une balle ou les plus faciles avant de m’attaquer à ceux me demandant plus d’efforts.

Lorsque jongler à deux balles fut à mon sens satisfaisant et que je n’échappais presque plus mes balles, je suis passée à l’étape du “tapement de cuisse après avoir lancé la balle, mais avant de rattraper l’autre.”
Misère.
Ce pas a été TRÈS difficile.
J’était tellement crispée au début c’est terrible!
Mais j’ai persévéré.

Lorsque l’étape du “tapage de cuisse” a été conquise, il fallait passer à trois balles. J’ai eu peur. Mais je l’ai fait quand même!
Ouf! Un gros pas, encore une fois.
Néamoins, j’y suis arrivée!

Peut-être as-tu assisté à quelques-unes de mes pratiques que j’ai postées sur Instagram?

Pratique 1 – Avec dinosaures
Pratique 2 – Dans les étoiles
Pratique 3 – Avec un Tea-Shirt

Étape 4 – La persévérance

Si vous voulez apprendre à jongler, vous en aurez besoin.

J’ai échappé mes balles souvent. Très souvent. Presque trop souvent. Bien que j’ai essayé de pratiquer à des heures raisonnables, merci à la patience de mon amoureux, mais surtout à celle de mon voisin d’en dessous. Le côté positif est que le fait de ne pas importuner mon voisin a été une assez grande motivation pour m’améliorer rapidement.

La persévérance, vous en aurez besoin chaque fois que vous voudrez apprendre quelque chose de nouveau.

C’est aussi vrai pour les enfants que pour les adultes. C’est juste que lorsqu’on est grand, nous sommes en général un peu moins dans l’action d’apprendre de nouvelles compétences tous les jours. C’est pour cela qu’on trouve cela plus difficile, notre persévérance d’apprentissage est un peu rouillée. Pourtant, ça nous fait du bien de l’activer!

Comment ai-je planifié mes pratiques

Sans me donner des heures fixes durant la semaine pour pratiquer ma jonglerie, j’ai tout de même utilisé la même tactique que pour apprendre à jouer de l’harmonica. En effet, c’était encore une fois un défi avec des objets faciles à transporter. J’ai donc amené mes balles partout.

Elles m’ont suivie dans toutes mes journées de suppléance. J’ai jonglé dans mes temps libres, mais aussi lors des moments de retour aux calmes des élèves, des récréations intérieures ou lors d’une fin de journée avec temps libres. Les élèves étaient très intéressés par mes balles et par la jonglerie en général. Certains m’ont donné des trucs, d’autres ont voulu simplement essayer. D’autres encore voulaient seulement m’encourager et me voir réussir.

Mes chers pédagogues alternatifs, si vous apprenez quelque chose de nouveau et que c’est possible, partagez-le avec les enfants!

En quoi est-ce pertinent pour les élèves?

Les élèves et les enfants nous observent et qu’on le veuille ou non, nous agissons en tant que modèle pour eux. Encore trop d’adultes proclament le célèbre : “fais ce que je dis, pas ce que je fais”. Pourtant, nos gestes ont beaucoup plus d’impacts chez les jeunes que nos paroles. Et je suis d’avis qu’en tant qu’adultes, nous avons le devoir d’être un exemple positif pour eux. Vous en serai un de toute façon…

Je t’invite donc cher adulte alternatif, à être un modèle de persévérance pour les enfants.

Ce mois a été rempli de beaux moments de partage avec les jeunes.

J’ai été surprise aussi de voir que beaucoup d’élèves apprenaient à jongler dans leur cours d’éducation physique. Les enfants ont donc été de bon conseil et ils étaient bien heureux de me montrer ce qu’ils savaient. Joli boost d’estime de soi. :o)

Dans les classes où les élèves avaient appris à jongler, j’ai pu observer une grande dextérité pour leur age. Après une pratique, j’ai également pu pbserver une capacité de concentration augmentée. Un chouette moyen pour faire bouger les jeunes!

D’ailleurs, je vous invite à télécharger gratuitement mon livre “Bouger, bonne idée!” pour d’autres astuces pour faire gigotter les jeunes.

En résumé, parler de vos défis et de ce que vous faites avec les enfants. Encore plus si ça sort de l’ordinaire. Tu seras surpris, cher prof alternatif, de l’intérêt qu’ils te porteront.

Bref, voici le résultat final… Du moment.

Mon prochain défi?
Apprendre à dessiner avec Photoshop. Ouaip.
(Ça fait déjà plusieurs années que je procrastine ce projet… et devinez quoi?Je suis déjà en train de procrastiner)

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